Revue de presse

Zara, Mango, Levi’s … la mode tendance toxique

Ce sont tous de grands noms de la mode, toutes des marques connues dans le monde entier. Des analyses ont pourtant révélé que bon nombre des vêtements de ces marques contiennent des substances toxiques.

Des vêtements toxiques

141 articles provenant de 29 pays différents, parmi lesquels des t-shirts, jeans, robes, pantalons, ou lingerie, pour hommes, femmes et enfants. Ce sont les vêtements qui ont été analysés au mois d’avril 2012 par les équipes de Greenpeace 1. Quel que soit le pays de confection, le résultat est le même : plus de deux tiers des produits analysés contiennent des substances chimiques.

Phtalates, NPE et nouvelles dentelles

Si les produits ne sont pas forcément toxiques pour la peau, ils ne retrouvent néanmoins dans les eaux usées qu’ils polluent lors de la fabrication ou du lavage des vêtements, et se retrouvent donc dans la nature. Leur utilisation n’est donc pas anodine. On retrouve dans certains produits des colorants azoïques tout sauf naturels. Utilisés dans l’industrie alimentaire, ils provoqueraient l’hyperactivité 2, et sont toujours susceptibles d’être allergènes). Les colorants azoïques libèrent des amines cancérogènes. Les niveaux de concentration restent dans les limites fixées mais restent inacceptables.

On trouve aussi des phtalates toxiques dans les vêtements étudiés ou encore des éthoxylates de noxylphénol (NPE). Le NPE se dégrade en nonylphénol (NP), un perturbateur endocrinien accusé de dérégler les fonctions hormonales. Il perturbe ainsi le rôle des organes reproducteurs des organismes vivants, entraînant des troubles de la fertilité, particulièrement chez les mâles. S’accumulant sur les algues, les nonylphénols atteignent les poissons qui les mangent, et l’homme par l’intermédiaire de la pêche.

Collection été-hiver toxique pour 20 marques

La présence de NPE a été détectée dans 89 articles (63 % des articles analysés), à des niveaux compris entre 1 ppm et 45 000 ppm (parties par million). Sur 20 marques étudiées, 20 marques ont été incriminées par au moins un article contenant des NPE : Georgio Armani, Benetton, Blazek, C&A, Calvin Klein, Diesel, Esprit, Gap, H&M, Jack&Jones, Levi’s, Mango, Marks&Spencer, Metersbonwe, Only, Tommy Hilfiger, Vancl, Vero Moda, Victoria’s Secret, Zara. Parmi les marques citées, C&A, Calvin Klein, Jack&Jones, Mango, Marks&Spencer et Metersbonwe présentaient une concentration vraiment élevée en NPE (supérieure à 1 000 ppm). Plus de 70% des articles testés issus de Calvin Klein, Levi’s ou Zara contenaient des produits chimiques dangereux.

(1) Le rapport complet des analyses est à lire sur le site de Greenpeace (en anglais) : http://www.greenpeace.org/international/Global/international/publications/toxics/Water%202012/TechnicalReport-06-2012.pdf
(2) En 2009, l’Autorité européenne de sécurité des aliments avait réexaminé l’innocuité de six colorants azoïques. Elle a rendu obligatoire la mention « peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants » pour l’étiquetage en cas d’utilisation de ces colorants.

Faire pression sur Zara : une campagne symbolique

Parallèlement à la publication de ses résultats, Greenpeace a appelé les militants et internautes intéressés à faire pression sur Zara, en qualité de leader du marché.

En 2011, la première campagne Detox avait amené six marques de prêt-à-porter, dont Nike et Puma, à revoir le travail en amont avec leurs fournisseurs. L’industrie textile manque toujours néanmoins de transparence.

De l’hypocrisie des marques textiles

L’enjeu est clair : il s’agit d’éliminer les toxiques de la production textile. Les marques n’ignorent pas l’inclusion de substances dangereuses dans les vêtements qu’elles produisent. Des préparations chimiques spécifiques à certains vêtements sont élaborées dans un premier temps, avant d’être expédiées dans les usines où les vêtements seront produits. Ce sont elles qui contiennent les NPE. L’ajoute de colorants spécifiques est également volontaires : certes ils sont bons d’un point de vue visuel, donnant aux vêtements des couleurs vives, mais ils n’ont pas à être inclus dans les teintures, du fait des risques liés. Les marques ne peuvent ignorer ces faits et doivent faire preuve de responsabilité, et de transparence.

Provenance des vêtements peu définie

Les grandes marques de l’industrie textile peuvent développer des solutions afin d’éliminer les produits toxiques de leurs ateliers de production textile. Il s’agit d’adopter de bonnes pratiques à tout moment de la chaîne de fabrication. Problème : les produits toxiques trouvés dans les vêtements sont utilisés couramment dans les pays émergents ou en développement où de nombreux vêtements sont fabriqués. L’étiquette ne mentionne d’ailleurs pas forcément où les vêtements sont fabriqués. C’est pourtant la responsabilité des marques que de s’assurer que la politique environnementale pratiquée dans le pays est claire. Dans l’idéal, ces marques devraient communiquer sur leurs actions en faveur de la suppression des produits toxiques, et s’y tenir bien entendu, afin de joindre le geste à la parole.

http://www.consoglobe.com/zara-mango-levis-la-mode-tendance-toxique-cg

Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

RF Coax Cable,Fakra connect... |
Kunfeyekun yan sanayi |
Roberts 1990 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Discount rolex watches &...
| Surleterrain
| Dpointgroupbarcelona